Exemple d'un "monologue" pour l'Alliance Française      Des rédactions © Fran'çart

 

B1: 5 à 7 minutes d'exposition

B2: 7 à 10 minutes d'exposition + 10 minutes de débat avec l'examinateur.

 

Aimez-vous encore travailler ?

http://media.wix.com/ugd/e0c233_3e7a91e7126c49ff842df0c8b8a65b25.pdf

( Premier texte, p. 5 "Aimez-vous encore travailler")

 

I- Présenter le document :

Bonjour, je m'appelle Ségolène, je voudrais parler du travail et plus concrètement de son importance dans notre vie quotidienne.

« Aimez-vous encore travailler ? » est un article extrait du site internet « www.psychologies.fr ». On ne connaît ni l'auteur, ni la date de publication.

 

II- Résumé

Selon le texte, il y a aujourd'hui trois bilans en ce qui concerne le travail. Une enquête a révélé en premier lieu que pour 86% des employés, la famille est plus importante que leur métier. Toujours d'après le document, les jeunes ont aussi du mal à réellement s'impliquer dans leur travail, et cela s'expliquerait par le fait qu'il est difficile d'exercer le métier que l'on aime aujourd'hui. En effet, il paraît plus simple d'avoir une vie professionnelle épanouie si on peut faire appel à son imagination, et surtout faire ce qui nous plaît.

 

III- Le monologue

La problématique: Le travail, une priorité ou non ?

 

D’un côté

Il est vrai que le travail est une priorité dans la vie.

 

Idée : Premièrement pour nourrir sa famille et subvenir à ses besoins, il faut absolument gagner de l’argent. Donc le travail est l’essence même de notre vie.

Preuve : Il y a beaucoup de couples qui se séparent ou des familles qui se déchirent à cause de l’argent. Le journal le Monde a révélé dans un article que c’est la principale cause de disputes. Sans argent, les enfants ne mangent pas, ne reçoivent pas de soins, bref, la vie familiale n’est pas viable.

 

Idée : Deuxièmement l’homme est un animal sociable qui a besoin de trouver sa place dans le monde et vis-à-vis de ses congénères/semblables (semejantes).

Preuve : Les retraités ou les personnes en arrêt maladie ont tendance à déprimer lorsqu’ils ne travaillent pas. Ils se sentent inutiles et cherchent parfois d’autres activités. Certains montent leur propre entreprise ou retardent leur retraite. Il y a des professeurs de 70 ans ou des artistes ayant suffisamment d’argent qui continuent pourtant à travailler.

 

Idée:  Troisièmement, avoir une profession, c’est avoir des relations sociales.

Preuve : Lorsqu’un nouvel employé arrive dans une ville qu’il ne connaît pas, ses premiers contacts seront professionnels. Il peut commencer à sortir avec eux ou leur demander des conseils. Souvent, ses collègues deviennent ses amis, voir plus comme le suggère le journal « le Point » qui a mené une enquête. Selon lui, plus de 50% des couples se forment au travail.

 

Idée : Finalement le travail donne un objectif de vie sur le long terme.

Preuve : Il permet de dépasser ses limites personnelles de grandir en réalisant des projets. Certains se révèlent dans leur travail, lorsqu’ils exercent leur métier, on découvre de véritables génies. Le travail donne donc confiance en soi.

 

D’un autre côté

Le travail ne doit pas être une priorité.

 

Idée : La famille et les amis comptent avant tout. Il faut passer du temps avec eux.

Preuve: Il existe des familles très riches qui ne sont pas heureuses. L’enfant a beau avoir tous les jouets du monde, il s’ennuie, ses parents qui travaillent 24h sur 24 lui manquent. D’ailleurs à l’âge adulte ils reprochent souvent cette absence à leurs parents qui regrettent de ne pas les avoir vu grandir.

 

Idée: Le travail peut provoquer des maladies physiques ou mentales. Certains métiers sont naturellement dangereux comme celui de maçon ou de déménageur. Les ouvriers sont souvent victimes de problèmes de dos par exemple, mais les cadres ne sont pas non plus épargnés. Passer trop d’heures au bureau peut rendre malade selon plusieurs études.

Preuve: Il existe le syndrome du « Burn Out » qui affecte des gens fatigués, voir traumatisés par leur travail qui peuvent finir par se suicider. Il y a quelques années, la compagnie d’électricité EDF a connu une vague de suicides de la part de leurs employés déprimés. Les problèmes de salaire, d’horaires ou d’ambiance sont autant de facteurs qui poussent les gens à détester leur travail. Sans compter les patrons qui en demandent parfois trop, exerçant une pression importante sur leurs employés afin d’augmenter la productivité. Pour cela, ils les menacent sans arrêt de les licencier/mettre à la porte. Surtout qu’aujourd’hui, il y a beaucoup plus de CDD (contrats à durée déterminée) que de CDI (contrats à durée indéterminée).

 

Idée: Les gens qui travaillent trop tout le temps sont souvent occupés, enfermés chez eux. On les considère comme bizarres, sans intérêt. Ils ne s’intègrent pas.

Preuve: Le stéréotype du cadre passionné par son travail existe. C’est quelqu’un qui ne se plaint jamais de son salaire ou des heures supplémentaires. Il sacrifie totalement sa vie personnelle, au point qu’à quarante ans, il habite encore chez ses parents. Isolé, il est très professionnel mais pas sociable et ne sait pas se débrouiller dehors. Rien ne l’intéresse. Bien sûr c’est une caricature, mais on connaît tous quelqu’un qui ressemble à ce cliché.

 

Pour conclure: Comme nous avons pu le voir, le travail peut apporter des améliorations significatives dans la vie quotidienne, tant économiques que personnelles. Cependant, il peut aussi être stressant et détruire une famille. Il faut donc essayer de faire la part des choses et passer un temps raisonnable au bureau ou sur le terrain. Un emploi du temps personnel peut aider à faire la part des choses. Il faut user, pas abuser.

 

 

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Exemple de "monologue" rédigé pour l'école de langues

Votre comportement face à l’échec ?

 

Texte de l'examen: Mauvaises notes, amitiés trahies, déboires sentimentaux, revers professionnels… Notre vie est ponctuée par des échecs qui arrivent sans crier gare. Alors, face aux aléas, chacun possède une parade. Et vous, comment réagissez-vous lors de situations d’échecs ?

 

D’un côté

Je me laisse abattre

Idée: En premier lieu, comme de nombreuses personnes, je me sens abattu(e) et déçu(e) lorsque je subis un échec, après une mauvaise surprise de ce genre je suis impuissante, triste, incapable de me relever, comme si le monde s’effondrait autour de moi.

Preuve: Lorsque l’on m’a licencié de mon travail par exemple, j’étais vraiment déprimée. J’ai beaucoup pleuré et je ne voulais plus sortir de chez moi, encore moins exercer mon métier car je me trouvais bonne à rien. Je culpabilisais sans cesse.

 

Idée: En deuxième lieu, je me sens déprimée toute la journée pendant un certain temps. J’ai des crises de paranoïa, comme si tout le monde m’en voulait personnellement. Je me souviens de mes autres échecs

Preuve: Quand mon petit-ami m’a quitté ou même de mon enfance quand j’avais des mauvaises notes, surtout en maths. Je deviens hypersensible à tout, et voir un ami avec lequel on ne se parle plus depuis des semaines dans la rue me chagrine.

 

Idée: En troisième lieu, l’échec peut également déclencher la colère face à l’incompréhension ou l’injustice. Parfois ce sentiment alterne avec la culpabilité. On ne sait plus sur qui remettre la faute. L’employeur ? L’ex ou ? Les circonstances ? Le karma ?

Preuve: Personnellement dans ces moments difficiles après un échec, je regarde autour de moi et vois toutes les réussites des autres, je jalouse mes ami(e)s et je me demande pourquoi je n’ai pas une vie aussi belle que la leur. Je me dis que le sort s’acharne sur moi, j’ai envie de tout casser.

 

D'un autre côté

Je reprends courage et j'apprends de mes erreurs

Idée: D’abord, il ne faut pas voir l’échec comme une défaite systématique. Comme le dit le proverbe, ce qui ne nous tue pas nous rend plus fort. Au moins, je n’ai pas une vie ennuyeuse et j’ai de quoi raconter pour le futur, une nouvelle anecdote “Moi j’ai survécu à la fin du monde”.

Preuve: Après m’être rappelé(e) de tous mes problèmes, je commence à relativiser et je me rends compte que j’ai déjà survécu à pire. Soudainement, je me sens courageuse et forte, plus que ceux qui ont beaucoup de chance dans tous les domaines. Sans compter qu’au fond, on sait tous que personne n’est jamais totalement content avec ce qu’il a. Eux aussi ont leurs soucis.

 

Idée: Ensuite, après avoir pleuré sur ce que l’on n’a pas, on commence à contempler ce qui nous reste et surtout à le valoriser. On dit que quelqu’un qui est toujours heureux est incapable de réellement savoir ce qui est beau, car pour lui c’est normal.

Preuve: Moi, après avoir perdu(e) un(e) ami(e) ou suite à une trahison, je me rapproche encore plus de ceux que j’ai encore, et surtout ceux qui m’ont soutenu. Ou si je me rends compte que que je n’ai pas de chance dans le travail, j’en ai beaucoup dans le domaine de la santé car je ne tombe jamais malade, au contraire d’une connaissance qui a 25 ans, riche et jolie mais qui a le cancer.
 

Idée: Finalement, en plus de pouvoir arborer fièrement une nouvelle “cicatrice de guerre” suite à un échec face à ses amis, on peut également commencer à apprendre de ses erreurs.

Preuve: Maintenant je suis plus sélective en ce qui concerne mes amitiés. Je fais attention et je ne donne pas mon cœur et ma confiance à n’importe qui comme avant. Si j’ai un nouveau travail, j’ai appris de mes fautes et je sais comment ne plus les reproduire. C’est en forgeant qu’on devient forgeron.


En conclusion, les gens peuvent réagir négativement ou positivement suite à un échec, parfois ils ressentent beaucoup de sentiments différents avant d’évoluer. Je crois que le principal est de prendre du temps pour soi après avoir souffert pour faire le point dans sa vie, réfléchir et surtout se reposer. Il faut valoriser ce que l’on a, et faire ressortir le héros qui est en nous pour survivre à toutes ces épreuves. Au fond, c’est toujours une fierté d’avoir su se relever pour améliorer ses conditions et continuer d’apprendre. Sans ombre, il n’y a pas de lumière, et sans échecs, il n’y a pas de réussite.

Vidéo "c'est bien Academy" sur Youtube 

Exemple de Monologue suivi "B2" sur

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